eoliennes pollution eau potable

Une menace sur nos ressources en eau potable …


Pollution eoliennes

Les éoliennes industrielles, une menace sur les ressources en eau des communes du Val de Serre et Causse de Sévérac…

Au vu des premiers schémas d’implantations, les 17 éoliennes se trouvent dans le
bassin d’alimentation de la zone de captage de
Lestang
Les derniers éléments des études qui sont parvenus jusqu’à nous sont inquiétants. La quasi totalité des machines industrielles souhaitées par Monsieur le Maire de Saint Saturnin se trouvent dans le bassin d’alimentation de la source de Lestang qui dessert en eau potable toutes les communes du Val de Serre : Saint Saturnin, Campagnac, Saint Martin, Pierrefiche,  La Capelle, Saint Laurent, Sainte Eulalie, et prochainement Coussergues. Ce type de machines industrielles (classées ICPE) dans de telles zones, fait peser des risques avérés sur les ressources en eau. Qu’à cela ne tienne, Monsieur Affre, Président du Syndicat des Eaux (et Maire de Saint Saturnin…) et les 2 opérateurs industriels (EDF Energies Nouvelles et Quadran) vont financer de nouvelles études hydrogéologiques, avec comme objectif de contourner les préconisations du Parc des Grands Causses et les études déjà réalisées par un hydrogéologue indépendant et agréé. Ce passage en force, sur une zone karstique (le causse) fragile et très complexe sur le plan de l’hydrogéologie (cavités, avens, intercommunications entre bassins versants…) pourrait avoir de très graves conséquences pour le futur de nos ressources en eau.

Des risques identifiés, réels, et catastrophiques en zone karstique…

Les 3 grandes étapes liées à l’implantation des machines industrielles sur notre causse, présentent de multiples dangers aux conséquences irréversibles sur les ressources en eau potable.

Lors de la phase de montage des machines

abattage de forêt primaire et de vieux murs, élargissement des chemins et sentiers existants / enlèvement et rabotage du couvert végétal, comblement de dolines, création de routes / passage de camions et de matériels roulants lourds :  sols défoncés ou enfoncés, comblement de failles, création de nouvelles failles et modification du circuit des eaux / construction des aires d’assemblage, réalisation du fond de fouille, tranchées pour le chemin de câbles, remblai partiel après le ferraillage / échappement de ciments spéciaux lors de la coulée de béton.
Ce qu’il faut savoir, pour l’ensemble des 23 à 27 éoliennes projetées sur le Causse
(Saint Saturnin + Lapanouse Col de Lagarde) :
. volume de terres arrachées et déplacées : 52 000 m3 (15 piscines olympiques)
. 37 000 tonnes de bétons spéciaux & 1500 aller-retour de bétonnières à toupie.

Lors de la phase de pré-exploitation, puis d’exploitation

Epandage sur le Causse de produits chimiques : eaux glycolées pour le refroidissement, huiles de lubrification pour chacun des systèmes, graisses pour la lubrification des roulements / produits utilisés pour la maintenance : peintures et solvants organiques, résines époxy, mastics, colles, graisses, cires et solvants anticorrosion /  métaux lourds (cuivre notamment) / terres rares hautement dangereuses : néodyme, praséodyme et dysprosium.

Les incendies : ils se produisent régulièrement (exemple de Uedem, en Allemagne le 14 janvier 2016)
Le bac de rétention n’empêchera pas toujours les projections de ces produits dangereux pour l’eau potable.
Ce qu’il faut savoir, pour l’ensemble des 23 à 27 éoliennes projetées sur le Causse
(Saint Saturnin + Lapanouse Col de Lagarde) :
. 15 000 litres d’huiles, graisses diverses et produits organiques toxiques et combustibles.
. 10 000 kg de terres rares produites dans des conditions apocalyptiques en Chine

En phase de déconstruction

Cette phase regroupe tous les risques listés en phase de construction. Il est a souligner que les filières de déconstruction sont toujours inexistantes et que les procédés de démontage n’offrent – par conséquent – aucun retour d’expérience quant à leur fiabilité.

Face à de tels dangers, le respect des procédures est impératif…

Ainsi, la quasi totalité des éoliennes industrielles qui se trouvent sur le bassin d’alimentation de la source de Lestang, font peser des risques de pollution graves, et par voie de conséquence des risques inacceptables sur notre santé.

De plus, il faut savoir que cette source d’alimentation en eau potable n’est toujours pas protégée par l’installation de Périmètres de Protection du Captage (PPC). Cette disposition a pourtant été rendue obligatoire par la Loi sur l’Eau du 3 Janvier 1992 (article L-1321-2 du Code de la Santé Publique), les périmètres devant être fixés dans un arrêté préfectoral de Déclaration d‘Utilité Publique.

Par conséquent, outre le refus pur et simple de tels projets menaçant la qualité de notre eau potable, la logique la plus fondamentale exigerait que la source de Lestang soit, en premier lieu, protégée par la mise en place des PPC (ceci étant de la responsabilité du Syndicat des Eaux). Ce n’est qu’une fois que cette mise en conformité avec la règlementation sera effective, que la faisabilité de tels projets industriels pourrait alors être évaluée.

Nous pouvons tous agir pour protéger notre santé et faire respecter la Loi…

Les communes adhérentes au Syndicat de l’Eau de Lestang (Saint Saturnin, Saint Martin, Campagnac, Pierrefiche, La Capelle, Saint Laurent, Sainte Eulalie, et prochainement Coussergues) et plus particulièrement leurs représentants siégeant au syndicat, ont la responsabilité de protéger notre ressource en eau potable. Le Syndicat des Eaux est présidé par Monsieur Affre, Maire de Saint Saturnin et initiateur des projets éoliens industriels, mais chaque commune dispose de 2 représentants en son sein.

Nous vous invitons donc vivement à sensibiliser vos élus représentés au Syndicat en leur demandant d’agir en toute responsabilité pour protéger vos ressources en eau et votre santé, en application des procédures et de la Loi.

Faire valoir la protection de notre eau potable et de notre santé aujourd’hui gravement menacée par ces projets  est également un enjeu démocratique. Il est l’affaire de chacun et nécessite la mobilisation et la vigilance de tous : élus et habitants.